Peur des aiguilles? Histoire de la seringue hypodermique

Publicado por: el oct 19, 2013 | Sin comentarios


Plus ou moins, nous craignons tous les inévitables piquûres. Leur invention remonte à l’année 1853.

Nous vous racontons comment ça s’est passé.

Une seringue n’est rien d’autre qu’un piston dedans un tube. En faisant monter ou descendre le piston, le liquide remonte la seringue ou est expulsé. Avant la création de la seringue hypodermique (du grec hypos, “sous”, et dermis, “peau”), ou creuse, on utilisait déjà des seringues pour injecter des liquides dans les orifices naturels du corps ou dans des ouvertures créées par les chirurgiens. L’Arabe Ammar ibn Ali de Mosoul (c. 1000) utilisa une seringue pour absorber et expulser des cataractes molles.

En 1853, le chirurgien français Charles Pravaz fut le premier à utiliser une seringue avec une aiguille creuse suffissamment fine comme pour pénétrer la peau et administrer des injections. L’instrument était en argent et il expulsait le liquide par un système de vis, pas avec un piston comme aujourd’hui.

Le médecin écossais Alexander Wood créa un outil similaire et fut le premier à injecter un analgésique à un patient, de la morphine, plus précisément. Il est paradoxal que l’épouse de Wood, connue pour être la première addicte à la morphine intraveineuse, mourût à cause d’une overdose administrée à l’aide de l’invention de son mari. La morphine injectée se popularisa parmi les gens riches et des pochettes en pierrerie furent fabriquées pour que les dames eussent son addiction toujours à portée de main.

Malgré son “aide” à la drogadiction – qui a toujours existé – la seringue représente un progrès médical extraordinaire. Les praticiens s’en servent pour admininstrer des anesthésiques et des vaccinations. Les dentistes injectent de l’anesthésie dans leurs pratiques. Il y a des seringues plus courtes qui servent à injecter de l’insuline. Actuellement, les seringues hypodermiques sont jetables, ce qui évite d’avoir à les stériliser.

Le chirurgien américain William Halsted fut l’un des premiers à employer des seringues pour bloquer les nerfs lors d’opérations d’hernies inguinales. Entre 1885 et 1886, il réalisa plus de deux mille interventions chirurgicales différentes avec de l’anesthésie locale.

D’après les écrivains A. Martín Duce et F. López Hernández, “la découverte de Halsted représente un point d’inflexion dans la chirurgie. Elle dispensa de la douleur opératoire les patients et permetta que les chirurgiens explorassent des techniques au-delà du seuil de la résistance humaine”.

“El libro de la Medicina”, Clifford A. Pickover. Editorial Librero, 2013.

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