L’enseigne de barbier, un symbole historique

Publicado por: el dic 11, 2013 | Sin comentarios

Dans notre post d’aujourd’hui nous parlons de ce symbole emblématique et en même temps particulier, avec une signification que peu d’entre nous connaissent.

Pendant des siècles, le symbole des barbiers a été l’enseigne à bandes hélicoïdales rouges et blanches. Cet emblème date du moment où le barbier, en plus de couper les cheveux, arrachait des dents et pratiquait des chirurgies mineures, comme les saignées, qui consistaient à extraire du sang du corps dans une tentative douteuse d’améliorer la santé.

Le barbier mettait à sécher dehors les bandages tachés de sang – et probablement pas très propres – et lorsque le vent les agitait autour d’un poteau, ils créaient une figure qui finit par se transformer dans l’enseigne que nous connaissons tous.

Curieusement, le métier de barbier-chirurgien surgit suite aux disputes des corporations de chirurgiens et de barbiers. Les premiers étaient des gens lettrés et qui gagnaient plus; les barbiers étaient spécialement sollicités parce qu’ils prêtaient divers services. En outre, plusieurs d’entre eux bénéficiaient de la confiance des nobles, qui se méfiaient de la médecine de cette époque.

En 1096, les barbiers-chirurgiens créèrent leur premier organisation officielle en France. Autour de 1210, pour distinguer les chirurgiens académiques des barbiers, le Collège de Saint-Côme et de Saint-Damien de Paris dicta que les premiers devraient porter des vêtements longs, et les deuxièmes, courts. Il faut remarquer que pas tous les barbiers-chirurgiens étaient des professionnels rudimentaires: le Français Ambroise Paré commença comme tel et finit par être le plus célèbre chirurgien de la Renaissance européenne.

En 1540, les barbiers-chirurgiens et les chirurgiens académiques de l’Angleterre ont formé un syndicat unique – la United Barber-Surgeons Company -, malgré ce qu’ils assumaient des taches différentes. Les barbiers-chirurgiens s’annonçaient avec des poteaux bleus et blancs, et n’avaient pas le droit de pratiquer des opérations avancées, mais ils pouvaient arracher des dents, faire des saignées ou blanchir les dents avec de l’eau-forte. Les chirurgiens académiques avaient des poteaux rouges et blancs et ne pouvaient pas couper les cheveux ni raser les clients.

Lors d’une saignée, le client s’accrochait fortement à un bâton de manière à faire ressortir ses veines, et à ce qu’il se produise plus de flux sanguin. Alors le barbier lui pratiquait une coupure et le saignait. D’où le fait que le symbole de ce métier soit un bâton. On pouvait aussi utiliser des sangsues. Les premières enseignes étaient couronnées par une jatte en bronze représentant le récipient des sangsues.

À la fin du XIXème siècle, dans la plupart des villes, la pression des chirurgiens a fait que les barbiers forment séparément une corporation indépendante, pratiquant ainsi un métier à voir seulement avec les cheveux, mais malgré cela ils ont conservé le fameux poteau.

Quelques-uns d’entre eux ont inclu la couleur bleue, introduite par les Français et plus tard par les Américains pour faire ressortir les couleurs de leur drapeau.

Aux US, le plus grand fabricant d’enseignes de barbier tournantes a été la William Marvy Company, de Saint-Paul (Minnesota), fondée en 1950. À la fin de l’année 1967 ils avaient vendu cinquante-mille enseignes.

Comme donnée curieuse, dans quelques pays de l’Asie, ce poteau ne signale pas exactement un endroit où se faire raser, mais une maison close, donc si vous voyagez en Asie et vous voulez vous faire couper les cheveux, faites attention à où vous mettez les pieds!

 

Le beau livre de la Médecine, Clifford A. Pickover, Dunod, 2013.

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